Après l'Atelier calligraphie

Yoshiki Shimomura m’a fait l’honneur de m’adresser une lettre fort aimable sur ses ressentis après les ateliers de calligraphie japonaise qu’il a dispensé aux élèves de Cm2, 6e et danseuses.

Tout d’abord, je voudrais chaleureusement remercier tous les enseignants, l’initiateur du projet et l’intervenante qui ont permis à cet atelier de calligraphie de prendre vie. Leur ouverture, leur enthousiasme et leur bienveillance ont su effacer la difficulté d’organisation qu’imposait cette activité.
Ensuite, je souhaiterais féliciter tous les élèves qui y ont participé, pour leur volonté, leur spontanéité et leurs efforts sincères.

Comme à chaque atelier que j’ai eu la chance de vivre, les séances ont été intenses. Je crois partager avec vous l’impression de ne pas avoir vu passer le temps. C’était court. Il n’y a jamais assez de temps pour approfondir des matières qui s’insèrent dans un calendrier scolaire déjà très dense. Pourtant je persiste à croire que cela vaut la peine et qu’il restera quelque chose de ces activités.

Car l’importance d’ateliers comme celui-ci réside surtout dans « ce qui se passe pendant » : la pratique, nécessitant une mobilisation de toute l’attention, du corps et de l’esprit ; et l’échange et le partage entre toutes les personnes présentes autour de cette pratique. Le résultat a bien sûr son importance ˗˗ il serait d’autant meilleur si on ne s’en occupait pas trop ! ˗˗ mais ce n’est, si je puis dire, qu’une trace ou un témoin. Le véritable travail, lui, reste invisible : ce que vous emportez en vous, avec vous.

En collectant ces traces abondantes abandonnées sur les tables à la fin de chaque séance, j’aperçois la somme de richesses à la fois tant attendues et inattendues. J’ose imaginer ce que peut être la part invisible et essentielle du travail emportée par vous.

Dans votre parcours à l’intérieur du projet « Calligraphie sonore », vous expérimentez la calligraphie, la danse, la musique ou le graphisme. Dans toutes ces disciplines se trouve, au fond, le même principe : être attentif, à tout moment, à ce qui se passe autour de soi afin de capter l’extraordinaire dans l’ordinaire – chaque instant de vie devient ainsi un temps précieux pour découvrir et apprécier sa richesse. Les différents moyens techniques sont là pour pouvoir l’exprimer. Je vous souhaite de ressentir ce principe essentiel. Il suffira, pour cela, de rester ouverts, curieux, mobiles et souples comme vous l’êtes.

Yoshiki SHIMOMURA

Pour marque-pages : Permaliens.

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